prepa concours ensba : programme culturel des Beaux-arts de Paris, l’école nationale supérieure 3

 

Dernière partie du programme, entièrement (et évidemment) accessible sur www.ensba.fr !
Je remercie encore une fois le secrétariat de l’ensba pour cette information, parvenue à mes étudiants.
Info importante dans ce programme, l’arrivée à l’ensba d’un nouvel enseignant !

Les rendez-vous des Beaux-arts de Paris l’école nationale supérieure

Beaux-arts de Paris l’école nationale supérieure / 14, rue Bonaparte 75272

Paris cedex 06 / www.beauxartsparis.fr /

Contacts : Jany Lauga, responsable de la programmation culturelle, jany.lauga@beauxartsparis.fr, t. 01 47 03 54 58, assistée de Martine Markovits,pour la programmation vidéo, martine.markovits@beauxartsparis.fr, t. 01 47 03 50 45 / Tanguy Grard, responsable de la communication, mécénat et partenariats, tanguy.grard@beauxartsparis.fr, t. 01 47 03 50 05 / Contact presse : Isabelle Reyé, isabelle.reye@beauxartsparis.fr, t. 01 47 03 54 25

Psychanalyse, art et image IV

Depuis plus d’un siècle, l’art et la psychanalyse ont entretenu des relations étroites pour le meilleur
mais parfois aussi pour le pire. C’est pourquoi ces conférences ne proposeront ni explications de l’acte créateur ou de l’œuvre, ni psychobiographie, car « l’essence de la réalisation artistique nous est psychanalytiquement inaccessible » (Freud), mais des tentatives de cerner ce qui est en jeu dans l’acte créateur et qui, fondamentalement, nous échappe. Nul projet didactique, mais, plutôt, celui de moments de rencontres autour de questions qu’on voudrait reprendre au vif de leur émergence : comment lire les images avec la psychanalyse, elle qui ne se pratique qu’en parole ? Qu’est-ce qu’une image ? Qu’est-ce que le regard et que regarde-t-on (statut du spectateur et de l’image, présentation de l’image et représentation, etc.) ? Comment le psychanalyste est-il enseigné par l’artiste qui a accès à des sources qui nous sont « ordinairement fermées » ? Qu’est-ce que l’acte créateur (histoire singulière et acte créateur, etc.) ? Qu’est-ce qu’un artiste peut attendre de la psychanalyse ?

Ce cycle de conférences est préparé par Alain Vanier, professeur des universités, directeur du Centre de recherches Psychanalyse Médecine et Société de l’Université Paris Diderot – Paris 7.

Info (hors programme édité par l’ensba) : Les étudiants de Koronin bénéficiant une psychanalyste parmi eux, votre prépa organise la venue de la classe  à cette conférence.

Lundi 9 janvier à 17 h 30 / Michel François, artiste, enseignant aux Beaux-arts, entretien avec Alain Vanier

Par la sculpture, la photographie, la vidéo et les installations, Michel François s’accapare, bouscule et interroge une réalité qu’il a depuis longtemps pour habitude de parcourir en nomade. Du réel, il prélève, recadre et repositionne des fragments, zoome des situations, fige des instants qui, mis en lumière, traduisent la subjectivité de l’être, déterminent sa singularité et son irréductibilité à des schémas et à des modèles uniformes.

Son regard profondément ludique, poétique et généreux fait de l’environnement proche un spectacle exotique et sensuel où le jeu et la surprise, mais aussi la gravité et l’incongruité, révèlent l’épaisseur et la densité de l’humain. Conformément à son regard par zapping, Michel François a développé dans son travail une attitude de recyclage qui questionne la valeur et la pérennité de l’œuvre d’art dans le système actuel de l’information et de la marchandise. Comme une banque de données, ses œuvres sont constamment réexploitées et réactivées. Son travail porte également sur la mise en scène de l’objet et cherche ainsi à reformater l’œuvre et l’exposition, à dynamiser les rapports entre art et réalité.

Événement

Vendredi 13 janvier à 19 h, amphi 1 des Loges / Comment on regarde un tableau, conférence spectacle d’Hector Obalk

À l’occasion de la parution de son dernier ouvrage Aimer Voir (éditions Hazan), Hector Obalk donnera une petite conférence sur l’esthétique de la peinture, tous siècles confondus, et la question des critères du jugement.

« Évidemment, je ne crois pas démontrer la “beauté” des œuvres choisies, puisque c’est impossible. Mais j’essaye de montrer à quel endroit de l’œuvre, et auquel de ses aspects, il faut prêter attention pour appréhender le génie de l’artiste — et être sensible à l’art de la peinture, de la sculpture, et même de la photographie. Il en a résulté que, pour ma gouverne en tout cas, la peinture se juge en fonction de quelques notions clés — la physionomie, l’anatomie, la lumière, l’espace, la texture, le temps et la narration. Mon ambition fut de renouveler les « principes fondamentaux de histoire de l’art » d’Henirich Wolfflin, rien de moins. Et ce livre résume la passion de ma vie — aimer voir et faire aimer.» Après sa conférence, prévue sous la forme d’un one-man show avec musique et projection vidéo, signature du livre.

Hector Obalk est historien de l’art et écrivain. Auteur de nombreux essais sur l’art moderne et contemporain, il est un spécialiste de l’histoire de la typographie, ainsi que des écrits de Marcel Duchamp (dont il a édité la correspondance). Chroniqueur au journal Elle et dans l’émission Avant-Premières (France 2), il a réalisé pour arte une série documentaire Grand’art (7 épisodes à ce jour).

Nouveau professeur

Mercredi 18 janvier à 15 h / Ann Veronica Janssens

Les premiers travaux d’Ann Veronica Janssens, c’est ainsi que l’artiste les nomme – des « super spaces » : « des extensions spatiales d’architectures existantes », « des endroits pour capturer la lumière, le ciment et des caisses en verre, des espaces conçus comme des tremplins vers le vide » (in Ann Veronica Janssens, Beaux-Arts de Paris et Musée d’art contemporain de Marseille, 2004). Un vide que l’artiste voulait « mettre en mouvement, lui conférant une sorte de temporalité ». Dans cette réflexion sur le vide et à travers des installations minimalistes, ses œuvres ont pour objectif de déstabiliser les habitudes perceptives, de fluidifier ou densifier la perception, en jouant avec la matérialité, grâce à la lumière.

Les recherches d’Ann Veronica Janssens l’ont ainsi, au cours du temps, conduite à expérimenter diverses modalités plastiques propres à perturber la perception : du miroitement des surfaces aux couleurs mouvantes de matériaux chimiquement sensibles à la lumière, en passant par les mélanges instables de matières et les effets hypnotiques de séquences lumineuses alternées.

 Toute info complémentaire sur www.ensba.fr .

ESSENTIEL pour toute personne préparant le concours de l’ensba ! (c’est logique, mais mon expérience d’enseignant démontre qu’il convient de le redire).